Qu’est-ce qui affecte les coûts de la e-formation?

Cette question, tout le monde la pose. Pour y répondre, il faut d’abord déterminer l’échelle de valeurs du projet, et ensuite les différents aspects qui affectent l’effort à investir.

Donner un ordre de priorité à ces valeurs facilite les prises de décisions concernant les moyens à employer pour réaliser le projet ainsi qu’à choisir les options possibles lors de crises. L’important est que le client doit réaliser que toutes les valeurs ne peuvent pas avoir la même importance, et que cet ordre est normalement redéfini pour chaque projet.

L’avantage pour le client : ça l’aide à se concentrer sur ses objectifs d’affaires. Pour le fournisseur : ça l’aide à identifier les dangers à surveiller de plus près pour éviter qu’ils provoquent l’abandon du projet.

Les valeurs typiques :

  • La stratégie pédagogique;
  • La profondeur ou le détail du contenu;
  • Le nombre de clientèle à servir;
  • Le respect du budget;
  • La facilité d’utilisation;
  • La performance du système;
  • La cohérence et compatibilité avec les systèmes d’opérations / Normes;
  • L’évaluation de l’apprentissage à inclure (appréciation de la formation, acquisition des connaissances, transfert sur les tâches, performance de l’organisation);
  • Le respect de la date de livraison;
  • L’utilisation d’outils et de méthodes spécifiques;
  • La réutilisation du contenant pour d’autres contenus;
  • La réutilisation du contenu;
  • L’architecture ouverte vers d’autres technologies;
  • Le côté innovateur, révolutionnaire, impressionnant;
  • Etc.

Une fois l’échelle de valeurs déterminée, on doit considérer et équilibrer la complexité des aspects suivants :

  • la quantité;
  • les médias utilisés;
  • l’interactivité;
  • et évidemment le support et la maintenance.

La quantité

Évidemment la quantité de contenu à couvrir est à considérer en premier, surtout s’il doit être traduit dans une ou plusieurs langues. Son ampleur dépend non seulement de sa nature, qui peut le rendre complexe, mais aussi du niveau de détail qui doit être couvert. Cela dépend souvent du danger qui peut être encouru.

Une petite note à propos de la traduction : il faut s’assurer que la révision de la première langue produite soit faîte le mieux possible, pour minimiser les efforts de corrections parallèles.

Les média utilisés

Le coût de production des médias varie beaucoup. Dépendamment de leur type, on doit utiliser l’expertise appropriée de conception et de production, utiliser les technologies nécessaires, évaluer correctement le temps de traitement et le nombre de format(s) de diffusion.

L’interactivité

La qualité de l’expérience « elearning » dépend principalement de son interactivité. Deux aspects sont à considérer : le design et la réalisation.

Le design de l’interactivité doit être adapté à l’apprenant qui va la vivre. Elle doit être suffisante pour l’engager et maintenir son attention. Elle doit aussi offrir assez de défi sans que ça soit trop compliqué, ce qui risque de provoquer l’abandon.

Le design doit prendre bien sûr en compte sa production : c’est bien beau d’avoir l’interactivité la plus trippante, mais elle doit quand pouvoir être réalisée. On a déjà parlé des médias, alors parlons du développement logiciel. Par cela on parle de l’architecture de la programmation, la programmation elle-même, l’assurance qualité (QA) et la mise à l’essai (testing). Mais il ne faut pas oublier le refactoring, ou la réutilisation du code. Si on veut pouvoir réutiliser du code, il faut le prévoir. Il faut identifier qu’est-ce qui le sera et pourquoi, et documenter le tout.

Le support et la maintenance

Cet aspect est trop souvent oublié, et pire encore, consciemment mis de côté.

Le eLearning, c’est comme une automobile: un entretien bien planifié et correctement exécuté assure une longévité appropriée.

Les autres considérations

Bien sûr il y a d’autres aspects à considérer, tels…

La valeur du matériel existant

Il ne faut pas oublier la possibilité d’utiliser du matériel existant et la contribution possible des ressources côté client.
Chaque contexte demande une évaluation du matériel existant, car il ne faut pas la sous-estimer ni la surestimer :

  • ne pas réinventer la roue ni la re-fabriquer, utiliser le capital investi;
  • par contre il est parfois plus économique de recommencer à neuf que d’essayer de récupérer – pensez à la rénovation domiciliaire…  🙂

La valeur des ressources client

Si on le peut, il faut utiliser sur le capital humain du client. Mais on doit s’assurer à l’avance de la disponibilité de ces ressources et spécifier l’implication désirée.

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